Archive pour octobre 2008

Celtiwelche 2008, un Grand Cru…!!

Lundi 27 octobre 2008

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J’en ai rêvé, Anne Burgeot l’a fait !…
Il y a quelques années, quand j’ai découvert l’existence d’un festival celtique en pays Welche, j’ai voulu y participer. D’abord, parce que l’ambiance d’un festival ne ressemble pas à un concert unique ; on y respire un air particulier, lié au fait que de nombreux musiciens vont s’y retrouver, et que le public va non seulement avoir “sa dose”, mais aussi pouvoir choisir, picorer, découvrir de nouvelles choses, retrouver ses “idoles”, que sais-je encore…
C’est aussi, parce qu’en 2005, j’avais contacté Bernard Barlier, le sémillant “Babath”, pour lui proposer de penser à moi pour une édition à venir d’un “Celtiwelche” nouveau. En attendant, et à plusieurs reprises, Babath m’a invité à jouer à la Maison de Pays, à Fréland, où j’ai toujours reçu un accueil chaleureux, et, finalement, enthousiaste…
Dès lors, quand j’ai reçu l’invitation à participer au Celtiwelche 2008, j’ai constaté, que loin d’être un ingrat, Babath tenait sa promesse et m’incluait dans la programmation. Occupé par d’autres missions, il avait confié l’organisation à Anne Burgeot, dont je salue une nouvelle fois l’énergie, l’efficacité et la disponibilité.
Donc, vendredi dernier, j’ai joué et chanté à Fréland (voir photos : crédit l’Alsace). J’ai passé une formidable soirée. L’accueil du (nombreux…) public m’a fait chaud au coeur.
Samedi, je me suis rendu à Kaysersberg, pour assister aux 3 concerts, et j’avoue que je ne regrette pas mon déplacement: J’ai découvert en concert un groupe dont j’avais entendu parler (en bien..) : IALMA. 5 filles qui chantent et 5 garçons qui jouent, pour une plongée dans la musique de Galice… Un régal. (et je vous invite à aller sur leur site les découvrir…)
Les méchantes langues diront ça et là qu’il aurait pu y avoir plus de monde pour un plateau de si belle qualté… Sans doute, mais les artistes ne regrettent pas leur déplacement, les amateurs des musiques celtiques présents lors des différentes manifestations non plus, alors…
Merci Anne, et longue vie au CELTIWELCHE !!

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Un bel article dans “l’ALSACE”

Dimanche 19 octobre 2008

Celtiwelche
Le poète des musiques traditionnelles

photo F dreno l'Alsace

In extenso, l’article paru dans l’Alsace du 18 octobre,

Invité dans le cadre du Celtiwelche qui se tiendra du 24 au 26 octobre, François Dréno, violoniste, a fait des musiques traditionnelles un champ d’expérimentation illimité.

François Dréno, on vous présente volontiers comme issu d’un père ukrainien et d’une mère bretonne…

Mon père est Roumain puisque né en Bessarabie. Géographiquement, ce territoire se trouve en terre ukrainienne. Ma mère est bretonne à 100 %. Et j’ai fini par m’installer à Strasbourg en 1992. J’avais une proposition de travail de trois jours et finalement, je suis resté.

Musicalement, vous passez du coq à l’âne assez facilement. Comment vous classer ?

C’est typiquement français de vouloir mettre les artistes dans des cases. J’essaie de décloisonner les choses pour réaliser une sorte de grand rassemblement. Je peux autant utiliser des boucles (générés par l’ordinateur) que l’improvisation, sur une musique d’inspiration celtique. Lorsque j’étais au conservatoire à Paris, je ne voulais surtout pas faire de musique celtique que je considérais comme le degré zéro de la musique. Puis, il y a eu un revival dans les années 1970. Après avoir occulté cet aspect des choses, j’ai fini par m’y intéresser. Je suis revenu à la musique traditionnelle par le biais de la musique irlandaise. Ce n’était pas un défi, je sais faire et j’y suis allé. Cela a réveillé des choses en moi, des souvenirs de mes séjours dans la région natale de ma mère.

Le violon, instrument de prédilection, a permis de vous introduire dans de nombreux milieux musicaux différents…

J’ai été le premier à l’utiliser sur la scène française du hard-rock. J’ai collaboré avec un contrebassiste de jazz, Kent Carter ainsi qu’avec Jérôme Savary sur certains de ses spectacles, comme par exemple « La femme du boulanger », « Cyrano de Bergerac » au milieu des années 1980. Mes influences sont nombreuses : jazz, rock, musique improvisée, musique traditionnelle.

Quelle signification donnez-vous au terme musique traditionnelle ?

On a tendance à faire une confusion avec le folk, courant musical très présent il y a trente ans aux États-Unis. Pour moi, la musique traditionnelle, c’est un peu comme la poésie en littérature ; c’est la mère de toutes les expressions, même si l’on considère la poésie comme un sous-genre de la littérature. La musique traditionnelle se situe quelque part entre musique médiévale et musique classique.

Y aller

François Dreno est en concert le 24 octobre à la Maison du pays welche, à Fréland, à 20 h. Réservations au 03.89.71.90.52. Site web : www.fdreno.com

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La musique bretonne est-elle subversive ?

Jeudi 9 octobre 2008

Voilà bien une question fondamentale : la musique bretonne est-elle subversive ? Menace t’elle la sureté nationale ? Engage t’elle nos enfants et l’ensemble de nos concitoyens vers la ruine idéologique, le Chaos (prononcer K.O et non chaosse)???
J’étais à mille lieues d’imaginer qu’un jour je devrais me trouver face à de si importantes prises de conscience existentielles.
Analysons les faits, soyons pragmatiques : nous avions reçu, lors des échanges préparatoires en vue de créer CELTA, l’école des musiques Celtes, un accord de principe du CEMCR (l’école de musique de la Robertsau, pour faire court…). Cette derniere accueillait la nouvelle association (CELTA) et l’aidait pour sa première année d’existence. Prêt de salle, bureautique, services divers, etc… CELTA, en échange, s’engageait à participer aux activités de visibilité du CEMCR, (fête de fin d’année, concert des profs, projets divers…).

Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, et toute la communication inhérente à la naissance d’une nouvelle structure (CELTA) fut donc engagée. Tracts, affiches, présence à des manifestations intéressantes, communiqués de presse, interviews, etc…
Une association de droit locale fut par ailleurs constituée, dans les plus pures règles de l’art.

Or, qu’apprends-je hier soir ?….
Que la principale du collège Boecklin, (qui héberge le CEMCR), ayant appris par la presse l’existence de CELTA, s’oppose fermement à cette intrusion, pour des motifs que j’ignore, mais que je crois supposer. D’après mes sources, des courriers seraient même partis vers les diverses autorités locales et régionales, afin de mettre un terme séance tenante à la propagation de la vermine en tartan (les fanas de la musique celtique, ndlr).
Donc, nous déguerpissons du Collège Boecklin, et du 119, rue Boecklin, et nous entrons en résistance, nous prenons le maquis, à la recherche de nouveaux locaux pour transmettre Andro, Laridé, scottiches et autres billevesées bagadières.

Toutefois, et afin que chacun sache à quoi il s’engage, qu’il me soit ici permis de rappeler les buts que s’étaient fixé CELTA : Transmettre et diffuser les musiques, danses et cultures Celtiques… Ni plus, ni moins…

C’est ainsi, qu’armé de ma fidèle Telecaster, je reparts au combat !

nb: le couteau, c’est juste pour étaler la terrine (bretonne) sur mon pain…

Kénavo !
F. Dreno, directeur de CELTA

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